La maison écologique se démocratise et la France rattrape son retard sur les pays voisins. Bonne nouvelle, la maison « bonne pour notre santé et pour la planète n’est plus une utopie ».
Autre action concrète en termes de construction écologique, la HQE présente une réelle avancée. Ni une nouvelle norme, ni un label supplémentaire, la HQE est avant tout une démarche de gestion de projet. Pour qualifier sa maison de HQE, il convient de suivre des règles de construction et d’utiliser des matériaux et des procédés dits « écologiques ». Par exemples, s’équiper de lampes à basse consommation, d’énergie solaire passive, récupérer les eaux de pluie, utiliser des matériaux recyclés, réduire les déchets et les nuisances du chantier, réfléchir à une ventilation naturelle... La liste est longue et s’organise en 14 « cibles » de 4 familles : l´écoconstruction, l´écogestion, le confort et la santé. Le maître d’ouvrage définit 4 ou 5 cibles prioritaires selon l’orientation et la destination de la maison. Une maison de vacances en pleine nature se concentrera sur les énergies renouvelables ou l’utilisation de matériaux locaux durables, tandis qu’une réhabilitation en zone urbaine accordera de l’importance à la collecte des déchets ou au covoiturage entre voisins.
Vers des villes écologiques ?
La construction écologique ne se limite pas à l’habitat. Dans un monde où 80% de la population sera urbaine, il est urgent de concevoir les quartiers et les villes de manière durable. Paradoxe, c’est la Chine, l’un des plus gros pollueurs qui devrait construire la première ville entièrement écologique. Le pays, déjà confronté à des pénuries d´énergie, teste une cité « verte » qui devrait accueillir 500 000 habitants en 2040. Ainsi, Dongtan, devrait sortir de terre pour l’Exposition Universelle de Shanghai en 2010. Les toits des immeubles sont recouverts de gazon et de plantes vertes pour isoler les bâtiments et recycler l´eau. La ville réserve à chacun six fois plus d´espace que Copenhague, l´une des capitales les plus aérées d´Europe.