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Peindre un plafond en blanc mat

Bonjour, je vous propose de peindre le support le plus important d’une pièce: le plafond. Pourquoi le plus important me direz-vous ? Et bien parce que c’est le premier que l’on voit lorsque l’on rentre dans une pièce : il est le plus prêt des yeux, contrairement au sol et aux murs…

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Le choix de la peinture


Couleur ou non ?

Faut-il peindre un plafond en couleur ou en blanc ? Il n’y a pas de réponse universelle à cette question ; tout dépend de sa superficie. Pour les pièces inférieures à 5/6 m², il est préférable de retenir la couleur afin d’éviter « d’augmenter » artificiellement la hauteur du plafond (effet tunnel). En revanche, pour les pièces ayant une surface supérieure, le blanc est préconisé afin de ne pas avoir l’impression que le ciel nous tombe sur la tête !

Brillant, satiné, poché ou mat ?

Les peintures brillantes et satinées sont utilisées pour les salles d’eau, les pochées pour les murs des pièces à vivre et les mates pour les plafonds de ces mêmes pièces. Bien sûr, ce sont des vérités générales auxquelles chacun peut déroger. Mais avant de vous lancer, pensez aux conséquences : imaginez un plafond brillant dans un salon au rez-de-chaussée sur une rue passante…

Quel type de peinture ?

Pour les plafonds, j’ai l’habitude de travailler avec de la peinture hydrosoluble, les résines glycérophtaliques sont en émulsion parce que dispersées en phase aqueuse. Cette formule permet d’avoir une peinture très résistante au jaunissement en ayant les avantages d’une peinture acrylique : odeurs réduites et nettoyage des outils à l’eau.


La préparation du support


Avant de commencer, sachez que la qualité de la préparation du support est déterminante pour le résultat.
Au besoin, comblez les fissures ou autres trous avec de l’enduit de rebouchage, éventuellement renforcé par des calicots (pansements).

Si vous peignez sur une peinture ancienne, après avoir vérifié sa cohérence, procédez à un lessivage au St Marc. Sur une peinture brillante ou satinée, poncez à l’abrasif n°220, puis dépoussiérez.

Sur support neuf, comme un enduit ou du placoplâtre, imprimez avec une sous couche appropriée ayant la même phase que la peinture de finition (solvatée ou aqueuse).

Dans l’exemple détaillé ci-après, je peindrai le plafond d’une chambre ayant une superficie de 12 m². J’ai opté pour une peinture glycérophtalique en phase aqueuse (hydrosoluble) blanche mate.


Le matériel


Il n’est pas nécessaire de multiplier les outils d’application de la peinture. Je ne travaille qu’avec 3 outils, de gauche à droite :
- Le rouleau polyamide de 180 mm monté sur un manche traditionnel à vis pour surfacer.
- La brosse plate de 60 mm de large pour graisser les éléments plats ayant une largeur inférieure au rouleau comme les plinthes.
- La brosse ronde pour peindre les éléments texturés ou à accès difficile comme les angles du plafond, ou autres rosaces.
Notez que les brosses doivent être compatibles avec la formule de la peinture utilisée : soie de porc pour les peintures glycérophtaliques ou soie et nylon pour les peintures acryliques.

En supplément des outils d’application de la peinture, il faut :
- Une grille de peintre pour étaler la peinture sur le rouleau dans le seau de peinture ou dans le "camion de peintre" (seau carré).
- Du cache lisse (scotch de protection) afin de prévenir les coulures sur les éléments adjacents au plafond qui ne doivent pas être peints comme les murs, platines de luminaires…
- Du film plastique en rouleau.
- Une perceuse munie d’une turbine mélangeuse pour homogénéiser la peinture.

 



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