
Sur un pied d’Hortensias, j’ai récupéré une ou deux fleurs, oubliées sans doute (car en principe il faut couper les fleurs fanées) et qui, du reste, ont viré au vert bleu tendre ourlé de rouge. Elles ont pris l’allure de fleurs séchées.

La touche orangée, je l’ai trouvée au fond du jardin où s’épanouissent et se multiplient les Physalis. Je leur préfère le nom commun « d’Amour en cage ». Un bien joli mot, plein de tendresse, pour évoquer leurs fruits enfermés dans des calices parcheminés, gonflés comme des lampions. (Ces derniers sont très décoratifs pour les bouquets secs, quant au fruit, il est comestible et souvent utilisé en cuisine pour la présentation).
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Après des couleurs écarlates, le cognassier du Japon, donne parfois à l’automne une sorte de coings (comestibles, ils peuvent s’utiliser en gelée). J’en ai trouvé deux sur des branches dénudées certes, mais ce sera suffisant pour la note jaune et fruitée.
Une pointe de rose (comme on se met sur les pommettes pour finaliser le maquillage) réalisée avec deux, trois dahlias cactus, sans doute plus résistants que les autres et qui nous rappelle que l’été n’est pas si loin !

Pour harmoniser le tout, je termine avec de longues tiges de capucines, qui, une fois dans l’eau, se redressant, s’enrouleront autour des autres plantes et donneront une certaine légèreté au bouquet (à noter que les graines de capucines, récoltées encore vertes se préparent au vinaigre et s’utilisent de la même manière que les câpres ; quant aux fleurs, elles ornent les salades)
Finalement, dans ma composition, il y a des fleurs, mais aussi de quoi manger ! Pour un peintre, ce serait une belle « nature morte ». Pour moi c’est un plaisir, marier les fleurs, les fruits, de quoi vous donner l’eau à la bouche !
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