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Je peux faire construire une maison écologique pour moins de 200 000€
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Rendre le développement durable désirable
Une révolution douce secoue le monde de l’habitat durable en France. Voici moins de cinq ans, une maison écologique ne pouvait être que l’œuvre auto-construite d’un très bon bricoleur. Ou d’une poignée de militants pour qui écologie rimait généralement avec bougie. Les choses bougent : depuis le mois de mai, Monsieur et Madame Tout le Monde peuvent s’offrir une maison « verte » sur catalogue, chez Phenix, pour 170 000 euros. L’argument du surcoût pour accéder à des matériaux durables sera bientôt obsolète. Ainsi, le leader national de la maison industrielle a fait appel à l’architecte Jacques Ferrier pour repenser la maison individuelle et l’inscrire dans son époque. Son crédo ? « Rendre le développement durable désirable. » Et couper court aux critiques de ses pairs pour qui l’architecture écologique se limite à l’ajout de panneaux solaires pour apporter un supplément d’âme à la maison. Dans sa « concept house » Phenix, on trouve du plancher chauffant, un chauffe-eau solaire intégré et même un poêle à bois en option… « Au-delà des matériaux et des questions énergétiques, j’ai imaginé un espace flexible, qui s’adapte aux évolutions de la famille, et qui, malgré ses 85 m2, paraît grand car les couloirs ont été supprimés et les fenêtres agrandies », commente l’architecte.
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"Techno ecolo"
Pour autant, la maison écologique ne peut se résumer à la botte de paille et la bougie. L´environnement est un moteur de l´innovation, et de nouveaux matériaux technologiques apparaissent. Comme les briques mono murs qui cumulent les fonctions de mur porteur et d’isolant, ou les triples vitrages chauffant solaires, qui isolent et renvoient vers la pièce toute la chaleur du soleil. Ainsi, lorsque Jacques Ferrier réalise la Cité de la Voile Eric Tabarly à Lorient, il choisit de placer un store en panneaux photovoltaïques face à la mer, qui protége du soleil et génère de l’énergie électrique.
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La France rattrappe son retard
Malgré ces innovations encourageantes, la France fait encore pâle figure aux côtés de ses voisins. En Suisse, par exemple, le label Minergie, crée en 1996, impose des critères de construction écologique très stricts. Les bâtiments ne consomment que 40 kWh/m2/an - au lieu des 200 kWh/m2/an actuels en France, et le surcoût ne dépasse pas 10% du prix du marché. Les résultats sont là : un quart des constructions neuves suisses sont labellisés Minergie. Bonne nouvelle, la France suit l’exemple helvétique avec l’adoption du label« Effergie » d’ici 2007.
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