On qualifie un canapé de confortable a partir de 25kg/m3

  
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Souvenirs

Téléspectatrice assidue de Téva Déco, je remercie Cendrine qui nous prodigue de judicieux conseils pour améliorer notre habitat et nous donne de bonnes idées pour faire d’un modeste coin lecture… un petit salon digne des magazines de décoration !... Le rêve… l’imagination m’ont alors entraînée vers le passé !...

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Autre temps, autre mœurs


Nos anciens déjà se préoccupaient de leur maison, mais surtout de son aspect extérieur. Ils cherchaient à se protéger et adaptaient leur habitat au climat. Exemple : dans les régions pluvieuses, balayées par les vents, ils adaptent les toits aux fortes pentes et orientent leur logis de façon à profiter de chaque rayon de soleil.
Pour se prémunir des rafales de l’ouest, la maison s’abrite derrière les haies d’arbres et présente son plus petit côté au vent dominant.

A cette époque, on privilégie le « pratique » : la maison est avant tout un abri, un refuge où l’on rentre le soir après une longue journée de travail pour y retrouver un bon feu, une soupe fumante, et … un lit.


Souvenirs d’enfance


L’intérieur reste simple, propre et chaleureux. Le mobilier est rustique.
En entrant chez ma grand-mère, j’étais toujours fascinée par la grande cheminée. Toutes les activités s’y faisaient autour, un peu comme l’îlot central de nos cuisines modernes. Je la comparais volontiers à un théâtre (pensez décor).
Au centre le personnage principal : un poêle à charbon, en fonte, au pot joufflu, rougi et qui s’avance largement dans la pièce pour mieux la chauffer. Sur le feu, en permanence, la bouilloire chantonne, son amie la cafetière est toujours prête pour les amis de passage. Joliment suspendus à une tringle en fer, bien astiqués, les ustensiles de cuisine (louche, écumoire, gaufrier etc…) sont alignés et attendent.

Sous le manteau de la cheminée, trône le fauteuil (sorte de grande chaise) réservé à l’aïeule. C’est le coin repos, celui du conteur aussi, et des longues veillées d’hiver.

Sur le plateau, bordé d’un petit rideau, sont rangés pêle-mêle des assiettes, des étains, un bougeoir, des fleurs séchées sous globe, une Madone.

Les souvenirs d’enfance affluent maintenant… et je m’égare un peu.


Ici et maintenant


Il faut pourtant revenir à la réalité qui n’est pas toujours celle que nous connaissons. Loin de moi l’idée de vous attrister ; c’est venu spontanément.

Je voulais terminer avec ces quelques lignes écrites par une amie, actuellement à Manille, pour s’occuper d’enfants vivant dans les rues. Je cite : « Habitation de tôles complètement rongées par l’humidité. La porte n’est qu’un morceau de bois ou de tissu suspendu. De ces habitats obscurs, dépourvus d’eau courante, le seul mobilier est constitué d’un ou deux tabourets, d’une petite commode, de quelques bidons, seaux, casseroles et d’une bouteille de gaz ». Malgré ce tableau qui pourrait paraître sinistre, le sourire et la dignité sont caractéristiques de chacun d’entre eux, ajoute-t-elle !...

Comme nous avons notre confort, ouvrons nos cœurs et continuons à décorer nos maisons.
Ce sera ma recette pour cette fois… celle du bonheur ? Je vous le souhaite.