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lundi 12 mai 2008

Charpente apparente

Mon homme et moi avons eu une idĂ©e de gĂ©nie ! Figurez-vous qu’en allant visiter notre chantier, nous avons mis une Ă©chelle (il n’y a Ă©videmment pas encore d’escalier dans la maison) pour grimper jusque sous les combles de la maison d’origine, histoire de voir Ă  quoi ça ressemblait. Ce n’est pas très haut de plafond (on se tient Ă  peine debout au milieu). En revanche, la structure mĂŞme de la charpente n’est pas vilaine du tout. On s’est donc dit qu’on pourrait casser le faux plafond de notre chambre pour rĂ©cupĂ©rer Ă  la fois du volume et la vue sur les plus gros Ă©lĂ©ments de charpente (les autres seront cachĂ©s par l’isolation). Ce n’est pas un très joli bois donc on pense les peindre dans une couleur qui ira avec la dĂ©co de la pièce, peut-ĂŞtre en blanc, en taupe ou en gris. Ca va donner un cachet fou Ă  la chambre ! Comme j’ai une propension Ă  m’enthousiasmer facilement, je suis toute guillerette Ă  cette idĂ©e. J’ai hâte de vous montrer le rĂ©sultat. En attendant, voilĂ  ce qu’on peut voir…

jeudi 8 mai 2008

Béatitude

Je touche du bois mais pour l’instant, notre chantier se passer idĂ©alement ! Les corps de mĂ©tier se coordonnent exactement comme il faut, quand les ouvriers disent qu’ils seront lĂ  tel jour, ils sont en effet prĂ©sents au rendez-vous, voire en avance. Ils sont tous très gentils. En plus, il fait beau, ce qui est quand mĂŞme bien mieux pour travailler. Franchement, après avoir lu « Vous plaisantez Monsieur Tanner », vu le film « Travaux, on sait quand ça commence… », et entendu diffĂ©rentes personnes pour qui les travaux Ă©taient un souvenir cauchemardesque, j’étais plutĂ´t circonspecte sur la façon dont allaient se passer les choses. Et ben finalement, chez nous, tout va bien. Et qu’on ne vienne pas me dire : « Oui mais bon, des emmerdes, tu vas en avoir, tu peux me croire ! ». Je refuse d’entendre ça. Je prĂ©fère rester dans cet Ă©tat de grâce que je connais depuis quelques jours. Hier, les dĂ©molisseurs Ă©taient lĂ  en train d’abattre les murs de sĂ©paration entre chez nous et les voisins. Les marteaux piqueurs faisaient un boucan d’enfer et pourtant, la voisine nous a accueillis avec le sourire. Les ouvriers avaient le ton badin mais pas plus que la biensĂ©ance ne le tolère. C’était le bonheur. Pour parfaire ce moment de bĂ©atitude, l’entrepreneur que j’étais en train de consulter pour le bardage zinc m’a annoncĂ© que j’aurai son devis la semaine prochaine, ce qui est un dĂ©lai record, je vous signale. Alors, vous avez des commentaires ?

mercredi 7 mai 2008

Rencontre avec nos voisins

Une petite histoire me revient. Vers la mi-novembre dernière, rendez-vous avait Ă©tĂ© pris avec les voisins de derrière. J’avais bien senti qu’ils Ă©taient curieux de voir nos bobines. Tout le quartier devait se demander ce qui se tramait derrière nos murs et qui allait venir habiter lĂ . Nous avons Ă©tĂ© fort bien accueillis. C’était un couple Ă  la retraite, qui s’est montrĂ© très chaleureux. La preuve, on a bu rien que trois apĂ©ros ensemble, avec quand mĂŞme quelques Chipsters et des tomates cerise pour faire passer. Je ne m’étais pas trompĂ©e : tout le quartier se perdait en conjectures Ă  notre sujet. Nous leur avons donc dĂ©voilĂ© notre projet, en bons futurs voisins que nous sommes, et ils se sont mĂŞme montrĂ©s ravis qu’on dĂ©molisse le mur mitoyen entre notre cour et leur jardin, du moment qu’on leur en reconstruit un tout neuf (tandis que moi, quand je pense Ă  ces belles briques anciennes qui vont se retrouver en miettes, ça me fend le cĹ“ur !). Tout ça s’est terminĂ© par de chaleureuses poignĂ©es de mains, eux nous disant qu’on Ă©tait bienvenus pour quoi que ce soit, et mon Cricri les invitant Ă  notre future crĂ©maillère. C’est donc dans cette ambiance bon enfant que nous nous sommes retirĂ©s, en zigzaguant quelque peu sur les trottoirs de Saint-Ouen.

mardi 6 mai 2008

Salle de bains aux petits oignons

Connaissez-vous Aquamondo ? Ces sont des boutiques dĂ©diĂ©es Ă  l’univers de la salle de bains. Il y en a une Ă  Paris intra muros (boulevard Richard Lenoir) et plusieurs en banlieue (Montrouge, Boulonge, Gennevilliers et Sainte-Geneviève-des-Bois), dont certaines sont mĂŞme des mĂ©gastores. Je m’attendais Ă  un truc de luxe alors j’avais toujours repoussĂ© le moment d’y aller. Et puis finalement, l’autre jour, comme je passais devant, je me suis donnĂ© la peine d’entrer. Et la bonne surprise, ça a Ă©tĂ© que les prix – des carrelages, notamment – sont tout Ă  fait abordables. Ca s’explique par le fait qu’ils achètent en grosses quantitĂ©s et qu’ils obtiennent de meilleures conditions que dans de plus petites boutiques. Donc, vous pouvez choisir votre baignoire, votre robinetterie, vos carrelages et mĂŞme vos accessoires (verre Ă  dent, tapis de bains etc.). Ensuite, si vous voulez, Aquamondo peut vous faire (gratuitement) un plan en 3 D et vous aider Ă  trouver les meilleures solutions pour votre espace, que vous ayiez un petit ou un gros budget. Ils s’occupent de la livraison, de la pose et de l’installation complète. Bon, Ă©videmment, tous ces services, je n’ai pas testĂ©. Mais au moins, vous savez que ça existe. Et comme des salles de bains, ils ne font que ça, il y a de grandes chances pour qu’ils vous conçoivent quelque chose de chouette.

lundi 5 mai 2008

Petit tour Ă  la Foire de Paris

En ce moment, c’est la Foire de Paris. Bien que mon chĂ©ri dĂ©teste les foires et salons en tout genre, j’ai rĂ©ussi Ă  l’y traĂ®ner sous de frauduleux prĂ©texte (en fait, je crois qu’il n’a pas Ă©tĂ© dupe et qu’il a juste voulu me faire plaisir). Bref, nous y voilĂ , vendredi après-midi. On a bien choisi notre jour parce qu’il n’y avait pas grand monde, aussi Ă©tonnant que cela puisse paraĂ®tre. On s’est concentrĂ© sur le Hall 1, qui concerne la construction et la rĂ©novation, mais oĂą, curieusement, il y a surtout des meubles de jardin. Nous, on voulait surtout voir les isolants et les portes et fenĂŞtres. Le choix de menuiseries Ă©tait restreint et on a trouvĂ© ça plutĂ´t moche. CĂ´tĂ© isolation, on a discutĂ© avec un petit entrepreneur vendĂ©en qui prĂ©sentait toutes sortes de matĂ©riaux, dont des isolants Ă©cologiques, ce qui nous a permis d’apprendre pas mal de choses et d’avoir une base de rĂ©flexion. En revanche, moi qui croyais avoir trouvĂ© le parquet de mes rĂŞves (voir billet du 28 avril), j’en ai trouvĂ© un autre tout aussi chouette et bien moins cher (Ă  peine 88 € le m², prix Foire de Paris) chez Parquets de l’Est. Une merveille ! Voyez plutĂ´t ! Ensuite, on s’est dirigĂ© vers le Hall 2 pour voir les entreprises de chauffage. Un exposant a essayĂ© de nous vendre une pompe Ă  chaleur. Bon, c’est super comme principe. Mais ça coĂ»te une jambe (au moins) et ça nous obligerait Ă  mettre un gros et affreux appareil dans notre mini cour, ce qui la dĂ©figurerait. Quoi d’autre ? Ah si, devant le Hall 1, il y avait la reconstitution d’une maison Ă©cologique. Et ça, ça valait le coup.

jeudi 1 mai 2008

Biéthanol or not ?

Il y a quelques temps, je me suis intĂ©ressĂ©e aux cheminĂ©es au bioĂ©thanol parce que j’ai eu un article Ă  faire sur les cheminĂ©es. Mon amie Claire m’a conseillĂ© d’aller voir la boutique « Autour d’un canapĂ© », boulevard SĂ©bastopol. AussitĂ´t dit, aussitĂ´t fait ! Il s’agit de foyers qui fonctionnent avec un carburant naturel, le bioĂ©thanol, sans conduit de cheminĂ©e et sans bois. Sous le foyer se trouve un petit rĂ©servoir, on allume avec un briquet et de jolies flammes jaunes se mettent Ă  danser. Pour faire plus joli, on installe des galets ou de fausses bĂ»ches çà et lĂ  autour du foyer. La plupart des modèles sont hyper design. Ca s’installe n’importe oĂą, au sol (contre le mur ou entre deux pièces) ou mĂŞme accrochĂ© au mur. Et en plus, ça chauffe toute la pièce par rayonnement, vite et bien. Tout cela paraĂ®t formidable mais il y a un lĂ©ger hic : fabriquer ce carburant bio nĂ©cessite en rĂ©alitĂ© beaucoup d’énergie. Et ça, c’est nettement moins HQE (haute qualitĂ© environnementale) ! Bref, j’avais pensĂ© en installer une dans ma future chambre mais du coup, je suis plutĂ´t hĂ©sitante…

mercredi 30 avril 2008

Petit topo sur les architectes

Allez, je reprends ma casquette de maĂ®tresse d’école pour vous parler aujourd’hui de la profession d’architecte. A quoi sert un architecte ? Un architecte vous aide Ă  disposer les lieux, organiser les volumes intĂ©rieurs, choisir les techniques, les matĂ©riaux, le type de chauffage, l’aspect extĂ©rieur… Il prend en compte vos besoins, vos goĂ»ts, votre mode de vie, l’évolution possible de votre famille, mais aussi le site et le climat. Quelles garanties vous offre un architecte ? Une garantie de compĂ©tences, tout d’abord. Nul ne peut exercer et porter le titre sans ĂŞtre inscrit Ă  un tableau rĂ©gional de l’Ordre des Architectes. Pour vĂ©rifier que votre architecte est bien agréé, faites un petit tour sur www.architectes.org. Une garantie d’éthique, car il s’est engagĂ© Ă  respecter le Code des devoirs professionnels. Une garantie contractuelle car les missions que vous lui confiez font l’objet d’un contrat Ă©crit. Enfin des garanties professionnelles. D’ailleurs, les obligations d’assurances des architectes sont les plus Ă©tendues des professionnels de la construction. Quand doit-on faire appel Ă  un architecte ? L’architecte est obligatoire quand un projet est soumis Ă  une demande de permis de construire et que la surface hors Ĺ“uvre nette de la construction dĂ©passe 170 m² (ou que les travaux d’amĂ©nagement d’une construction existante portent la surface Ă  plus de 170 m²). Combien coĂ»te un architecte ? Les honoraires sont libres. Mais ils s’établissent gĂ©nĂ©ralement autour de 12 Ă  15 %.

mardi 29 avril 2008

Bonnes petites nouvelles de maçonnerie

MĂŞme si ma maison ne ressemble toujours pas Ă  une maison, les travaux avancent. Notre maçon a Ă©tĂ© particulièrement cool la semaine dernière puisqu’il nous a coulĂ© une chape de ciment au fond de la cave au lieu de laisser la terre nue, ce qui n’était pas compris dans le devis. Cela sans supplĂ©ment ! Par ailleurs, Christian a finalement dĂ©cidĂ© que ce serait mieux de construire l’extension non pas en parpaings mais plutĂ´t en briques de terre cuite. Pourquoi ? Parce que c’est beaucoup plus isolant (isolation thermique multipliĂ©e par 3 ou 4), plus facile et plus rapide Ă  poser. Il faut extrĂŞmement peu de mortier et au final, le chantier beaucoup est plus propre. En plus, c’est beaucoup plus Ă©cologique. Petit inconvĂ©nient : Ă©videmment, ça coĂ»te plus cher. Mais lĂ  encore, notre maçon a Ă©tĂ© super puisqu’il a acceptĂ© de nous le faire sans supplĂ©ment. Bien sĂ»r, il y voit aussi son intĂ©rĂŞt (ça va lui faciliter le boulot). N’empĂŞche qu’on a apprĂ©ciĂ© le geste. Quand d’agrĂ©ables petites surprises viennent ponctuer ma semaine comme ça, je vois la vie en roĂ´Ă´Ă´Ă´-zeuuu !!!

lundi 28 avril 2008

Vieux beau (parquet)

Je suis Ă  fond dans les matĂ©riaux, moi ! Après les carrelages, j’ai fait un tour chez Synteko Parquets, rue de Bagnolet. C’est, paraĂ®t-il, la plus grosse exposition de parquets d’Europe. J’ai expliquĂ© mon idĂ©e Ă  la personne qui m’a reçue : « Je veux du chĂŞne massif Ă  larges lames. Et je veux aussi qu’il ait l’air vieux, comme s’il avait vĂ©cu cent ans. » J’ai dĂ» ĂŞtre particulièrement claire parce que la personne en question m’a emmenĂ©e aussi sec dans le fond du show-room oĂą elle m’a montré… exactement ce que je cherchais. Est-ce que vous pouvez imaginer tomber amoureuse d’un parquet ? Et bien moi, ça m’est arrivĂ©. Il Ă©tait magnifique, brun mais pas trop, lĂ©gèrement grisĂ©, avec des cicatrices et des nĹ“uds, aux bords lĂ©gèrement cassĂ©. On aurait dit un vieux parquet rĂ©cupĂ©rĂ© d’une dĂ©molition. Pour votre info, il s’agit de la gamme Antico Legno. C’est du chĂŞne français, dont le vieillissement est obtenu par poinçonnement de divers objets qui endommagent la surface. Les patines sont obtenues par rĂ©action de l’ammoniaque (c’est ce qu’on appelle le « fumage »), du blanchissage et du passage Ă  la chaux ou Ă  la soude avec le tanin prĂ©sent dans le chĂŞne. La finition est faite avec une huile cire très rĂ©sistante enrichie en acide silicique (un oxyde dĂ©rivĂ© du verre) qui forme une couche vitrifiĂ©e. Quand on m’a dit le prix, j’ai failli avoir une attaque : 113 euros minimum selon la finition le mètre carrĂ©, avec la TVA Ă  5,5 % (c’est-Ă -dire achetĂ© par un artisan et non par nous directement). MultipliĂ© par 57 m² (la surface de notre futur sĂ©jour avec cuisine ouverte), plus la colle (410 euros m’a-t-on annoncĂ© pour notre surface), plus la pose (entre 40 et 44 € le m² selon les difficultĂ©s de pose), Ă©gale pratiquement 13 000 € ! AĂŻe aĂŻe aĂŻe !!!

jeudi 24 avril 2008

Carrelages top !

Je suis ravie de ma nouvelle trouvaille : je passais en scooter boulevard Richard Lenoir quand je me suis retrouvĂ©e arrĂŞtĂ©e Ă  un feu, devant une sorte de boutique de carrelage, Promo’Carreau. Des carreaux de grès ont attirĂ© mon regard et je me suis arrĂŞtĂ©e, histoire de voir ça de plus près. Le patron – qui s’appelle Hugues – (mais non, je ne lui ai pas demandĂ© son nom : c’est marquĂ© sur sa carte !) vend des carreaux Ă  prix super intĂ©ressant, mais uniquement des choses de bon goĂ»t, qu’il a sĂ©lectionnĂ©es lui-mĂŞme. Tous les trucs les plus tendance, il les a ! Vous lui demandez un modèle, il vous en sort quatre dans le mĂŞme style, dans diffĂ©rentes qualitĂ©s (et donc diffĂ©rents prix), Ă  tel point que vous en perdez la tĂŞte (enfin moi, oui). Il a par exemple des carreaux de ciments dĂ©jĂ  polis, tout doux et traitĂ©s contre les tâches, dans une multitude de couleurs et une multitude de motifs. De l’ardoise, il en a plein. Du grès cĂ©rame, pareil ! Bref, une adresse Ă  retenir.

mercredi 23 avril 2008

Cours magistral

Aujourd’hui, petit cours d’urbanisme ! Je vous ai dĂ©jĂ  un peu parlĂ© du PLU (Plan Local d’Urbanisme). Bon, je vais dĂ©velopper davantage. Il faut savoir que le PLU est le document qui remplace le Plan d’Occupation des Sols (POS) depuis la loi du 13 dĂ©cembre 2000 relative Ă  la SolidaritĂ© et au Renouvellement Urbains, dite « loi SRU ». L’idĂ©e est de maintenir un Ă©quilibre entre le dĂ©veloppement urbain et les espaces naturels, d’assurer la mixitĂ© sociale et urbaine et aussi d’utiliser l’espace de façon Ă©conome et de prendre en compte le dĂ©veloppement durable. En fait, les POS sont en train d’être remplacĂ©s, peu Ă  peu, dans toutes les communes de France par les PLU. L’élaboration ou la rĂ©vision d’un PLU nĂ©cessite nombre de rĂ©unions et dĂ©bats au sein du Conseil Municipal. Plusieurs thèmes sont pris en en compte : le site, les Ă©chelles territoriales, les infrastructures, les espaces verts, les espaces publiques, la diversitĂ© de l’habitat, la proximitĂ© et l’accessibilitĂ©, la densitĂ© et enfin le renouvellement du tissu urbain. Il faut donc analyser le territoire, Ă©valuer les besoins de la commune, concevoir un Projet d’AmĂ©nagement et de DĂ©veloppement Durable (PADD), consulter les personnes publiques associĂ©es au projet… C’est du boulot ! Au final, ce document permet de prĂ©ciser les besoins rĂ©pertoriĂ©s en matière de dĂ©veloppement Ă©conomique et d’amĂ©nagement de l’espace, d’environnement, d’équilibre social et de l’habitat, de transports, d’équipements et de services. Il comporte les orientations gĂ©nĂ©rales d’amĂ©nagement et d’urbanisme pour toute la commune. Il peut aussi comporter des orientations d’amĂ©nagement relatives Ă  des quartier Ă  rĂ©habiliter, restructurer ou amĂ©nager. Vous avez des questions ?

mardi 22 avril 2008

Devis (suite)

Pour continuer l’histoire des devis, fin octobre, on a enfin reçu le devis que l’on attendait pour le gros Ĺ“uvre. Quand j’ai vu l’enveloppe dans la boĂ®te aux lettres, roulement de tambours…, ouverture nerveuse puis, surprise : un devis 20 000 euros moins cher que le dernier en date. Bon, j’avoue que sur le coup, j’ai surtout fait attention au prix en bas de la page. Pour les dĂ©tails, j’ai attendu que mon chĂ©ri regarde ça de près. Apparemment, il fallait quand mĂŞme qu’on se fasse prĂ©ciser certaines choses mais c’était tout de mĂŞme encourageant. Pour une fois, la surprise n’était pas trop mauvaise. Je me suis remise Ă  chanter sous la douche. Sauf que… Mais ça, je vous le raconterai un autre jour.

lundi 21 avril 2008

Trou béant

Je passe désormais régulièrement sur le chantier. A chaque fois que j’y vais, j’ai l’impression d’être propriétaire de moins en moins de chose. Plus ça va, plus la maison est vide… et creuse. Hier, il n’y avait plus de plancher au rez-de-chaussée et les ouvriers étaient en train de creuser une fondation dans le fond de la cave pour renforcer le futur sol du rez-de-chaussée et soutenir le futur garage. On aurait dit qu’ils étaient en train de creuser une piscine. Bon, ne nous attardons pas sur ces considérations peu constructives parce qu’il n’y a pas grand-chose d’autre à en dire. Si ce n’est que Tonio (notre chef de chantier) et son équipe ont l’air à la fois bosseurs et sympathiques et qu’ils m’accueillent toujours gentiment. La dernière fois que je suis passée, je leur ai apporté des petits macarons pour leur goûter. Christian m’a dit que j’aurais mieux fait de leur offrir une bonne bouteille. Je n’y avais pas pensé. N’empêche qu’ils ont eu l’air content de mon cadeau.

jeudi 17 avril 2008

La déclaration

« Tu t’es occupĂ©e de la dĂ©claration d’ouverture de chantier ? » C’est l’une des premières phrases qu’a prononcĂ©e Christian, en ce matin d’octobre, au rĂ©veil. J’aime bien : Ca veut dire qu’il s’investit ! « Ben non. Qu’est-ce que c’est que ce truc ? » Il a sautĂ© du lit, a extrait d’une pile de pochettes cartonnĂ©es la pochette jaune intitulĂ©e « permis de construire » et m’a brandi un formulaire sous le nez. « Quand le chantier commence, il faut faire une dĂ©claration Ă  la mairie, en trois exemplaires. » Il a rempli le tout et m’a fait signer lĂ , lĂ  et lĂ . C’est typiquement le genre de chose, si on ne vous le rappelle pas, ça passe aux oubliettes. Ma mission du jour a donc Ă©tĂ© d’envoyer le tout en recommandĂ© avec accusĂ© de rĂ©ception Ă  madame le Maire. C’était pas trop difficile et je crois que je m’en suis bien sortie.

mercredi 16 avril 2008

Fourrière

J’ai oubliĂ© de vous raconter l’histoire de la voisine, au fait. La veille du jour oĂą j’ai dĂ©couvert la dĂ©molition, notre voisine nous avait passĂ© un coup de fil, toute affolĂ©e. « Est-ce que c’est vous qui avez fait enlever ma voiture ? qu’elle m’avait demandĂ©. J’étais garĂ©e devant votre garage et ma voiture a disparu. Il y a des sortes de banderoles rouges devant chez vous, comme quand il va y avoir des travaux. » « Oh mais non. On n’aurait jamais fait ça. Si votre voiture nous gĂŞnait, on vous aurait appelĂ©e avant. » « Mais ce sont peut-ĂŞtre les ouvriers qui ont appelĂ© la fourrière », qu’elle m’a rĂ©torquĂ©. « C’est impossible, les travaux n’ont pas commencĂ©. Mais je pense Ă  quelque chose, tout d’un coup. Peut-ĂŞtre qu’il va y avoir un tournage de film dans le quartier. Vous savez, quand ils ont besoin de libĂ©rer les places pour installer les vĂ©hicules de tournage, ils mettent des banderoles. » Comme vous avez dĂ» le comprendre, les ouvriers avaient effectivement appelĂ© la fourrière pour faire enlever la voiture garĂ©e devant l’entrĂ©e du garage pour qu’ils puissent entrer avec leurs engins. Le lendemain matin, je suis donc aller sonner chez elle. Je me suis excusĂ©e et je lui ai expliquĂ© que le chantier avait commencĂ© sans qu’on nous ait prĂ©venu de la date. Evidemment, on lui a remboursĂ© l’enlèvement et l’amende. Allez hop : 135,70 €. Rien que ça !